Plan d’urgence pour l’hôpital : des moyens et du sens

L’hôpital souffre en France et fait face à des défis aussi nombreux que cruciaux : le vieillissement de la population, le développement des maladies chroniques, des bouleversements technologiques importants…

Si des avancées ont été obtenues, avec notamment le lancement de Ma Santé 2022 et un budget de l’hôpital que nous avons augmenté depuis deux ans et demi, la situation reste très difficile et je comprends que les personnels hospitaliers attendent des réponses.

Un plan d’urgence présenté ce matin

Le Premier ministre et la ministre Agnès Buzyn ont ainsi aujourd’hui fait des annonces fortes que je veux saluer, avec notamment :

  • un investissement de 1,5 milliards d’euros sur 3 ans porté par l’État pour soutenir le budget de l’hôpital. C’était un impératif que j’avais eu l’occasion de souligner fortement à la ministre lorsque nous l’avions auditionnée au printemps.
  • une reprise par l’État de 10 milliards d’euros de dette hospitalière (soit 1/3) ce qui permettra aux établissements de relancer l’investissement ;
  • une prime annuelle de 800€ pour les infirmiers et aides-soignants qui vivent à Paris et en petite couronne dont les revenus sont inférieurs à 1900 euros par mois (soit 40 000 personnes) avec la création d’une aide au logement pour les paramédicaux ;
  • une revalorisation des primes annuelles de 300 euros qui pourra concerner jusqu’à 600 000 personnes ainsi qu’une revalorisation des primes d’entrée dans la carrière ;
  • un assouplissement du statut des médecins hospitaliers, afin de leur donner plus de poids dans les décisions, de leur ouvrir la possibilité de devenir directeur d’établissement, ou encore de leur permettre de consacrer plus de temps à la recherche…

Des enjeux de long terme sur lesquels nous restons mobilisés

La situation des hôpitaux reste difficile et je ne m’attends pas à ce que tout soit résolu d’un claquement de doigt. Il faut 10 ans pour former un médecin : la refonte de notre système de santé s’inscrit sur le temps long.

Mais ces mesures fortes étaient attendues et vont permettre de redonner de l’oxygène à des professions qui souffrent depuis trop longtemps. Elles représentent un investissement significatif de l’État, et viennent s’ajouter aux mesures déjà annoncées en septembre pour un montant de 750 millions sur 3 ans : création d’un service d’accès aux soins ouvert 24h24, admission directe des personnes âgées, mise en place de la vidéo-assistance entre les EHPAD et le Samu…

Alors que nous démarrons cette semaine le deuxième lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, vous pouvez compter sur ma mobilisation pour continuer à défendre un système de santé plus juste et accessible à tous.

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