Droits des enfants : des combats qu’il faut continuer à mener

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant a 30 ans aujourd’hui.
Des progrès importants ont été accomplis, mais tant de combats restent à mener : il ne faut rien lâcher !!!

Je pense notamment à la situation particulièrement préoccupante des jeunes de l’aide sociale à l’enfance, dont on sait les difficultés. Pour ces enfants, c’est souvent la double peine. Nous avons agi dans la loi, pour limiter les sorties sèches des dispositifs d’accompagnement, et sur notre territoire les choses s’organisent aussi, avec la création de l’ADEPAPE95 pour accompagner les “anciens” de l’ASE. Il faut continuer ce travail.

Je pense également aux enfants qui sont victimes de violences sexuelles. En France, 4 affaires de violences sexuelles sur 10 concernent les mineurs. Horreur parmi les horreurs mais il ne faut pas détourner les yeux. Le ministre Adrien Taquet a annoncé aujourd’hui des moyens nouveaux pour libérer la parole, car le silence peut tuer : renforcement du 119 Allo Enfance Danger, création d’espaces pour accueillir la parole des enfants identifiés comme potentielles victimes, accompagnement post-traumatique, expérimentation d’un numéro pour les potentiels agresseurs avant le passage à l’acte, prévention pendant le temps périscolaire … Ces mesures sont bienvenues.

La pauvreté des enfants est un autre chantier important. En France, 1 enfant sur 5 vit une situation de pauvreté. Dans la stratégie nationale de lutte contre le pauvreté, c’est une priorité et cela se concrétise sur le Val d’Oise avec par exemple des maraudes mixtes pour repérer les familles avec enfants à la rue. A ce jour, 40 familles ont été accompagnées dans le Val d’Oise grâce à ce dispositif nouveau qui bénéficie du soutien de l’État à hauteur de 120 000 euros.

Enfin, je veux aussi insister une nouvelle fois sur l’enjeu de la protection des enfants dans les situations de violences conjugales. Ce sont des victimes collatérales et il faut que nous traduisions cela dans la loi. Je suis au travail avec mes collègues députés pour avancer sur un point qui me parait important : la suspension de l’autorité parentale pour protéger l’intérêt supérieur de l’enfant. Un homme qui tue sa femme ne peut pas être un bon père.

Je sais que de nombreux acteurs sont mobilisés dans le Val d’Oise, sur Argenteuil et sur Bezons, sur les droits de l’enfant. Ils peuvent continuer à compter sur mon soutien !

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