Pas de vacances pour la lutte contre les violences conjugales !

Chaque semaine, le décompte macabre des femmes victimes de violences conjugales augmente et questionne sur l’incapacité de notre société à enrayer cette abomination. La sécurité des femmes, gage de leur liberté, s’impose aujourd’hui comme l’enjeu central de la Grande Cause du quinquennat : l’égalité entre les femmes et les hommes. Depuis le début de l’année, 97 femmes ont trouvé la mort sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoint. Sur l’année 2018, ce nombre s’était porté à 130. Ces chiffres, dramatiques et révoltants, sont une réalité souvent tue : il faut mettre fin au silence pour mettre fin aux violences.

©AdobeStock

Mobilisation générale contre les violences

Depuis 2 ans, le Gouvernement et la majorité ont porté de nombreuses mesures pour mieux protéger les victimes de violences conjugales. L’actualité démontre chaque semaine qu’il faut aller plus loin, et engager plus largement autour de cet enjeu, qui est un enjeu pour la société tout entière. Le combat contre la violence, c’est le combat de toutes les Françaises et de tous les Français.

Le Grenelle des Violences Conjugales qui s’ouvre mardi doit ainsi permettre de lancer une séquence d’une ampleur exceptionnelle. Nos concitoyens ont démontré avec le Grand débat leur désir de s’approprier les sujets de société. Ils ont démontré, surtout, leur incroyable capacité à mettre sur la table des propositions riches, concrètes, toujours utiles au débat.

C’est pourquoi je veux inviter chacune et chacun à prendre part à cette mobilisation qui se déroulera du 3 septembre au 18 novembre prochain. Au travers des Grenelles locaux qui seront organisés sur les territoires par les Préfets, mais aussi en contribuant directement sur l’adresse mail dédiée : grenelle@pm.gouv.fr. L’engagement des associations, des parlementaires, des élus, des pouvoirs publics, des citoyens, est indispensable et sera la condition de notre réussite.

J’y prendrai part avec les élus de la majorité et je souhaite en particulier y associer le plus largement possible les associations de terrain qui font, au quotidien et notamment auprès des victimes, un travail indispensable. Il faut les soutenir davantage dans leur tâche et je salue à ce titre l’annonce par la Ministre Marlène Schiappa d’un nouveau fonds qui leur sera dédié. Donnons-leur les moyens de leur ambition !

Le « bracelet anti-rapprochement » : une première avancée concrète pour mieux protéger les victimes de violences conjugales

Si ce Grenelle doit permettre de mobiliser, de sensibiliser davantage en mettant en lumière les « réflexes qui sauvent » (comme le numéro d’urgence 3919), il devra aussi déboucher sur des propositions et pistes d’actions concrètes. C’est primordial.

Ces dernières semaines, des premières mesures et pistes d’actions ont d’ores et déjà été annoncées. En particulier, la Garde des Sceaux a retenu la proposition que nous portions depuis plusieurs mois dans le Val d’Oise : mettre en place un bracelet électronique « anti-rapprochement » pour protéger les victimes de violences conjugales suite à un signalement.

Un état d’urgence qui appelle des mesures concrètes et immédiates

Ces prochaines semaines, avec ce Grenelle, d’autres dispositifs seront à inventer : soyons ambitieux, ouverts et créatifs.  J’appelle chacun à s’y engager, à jouer le jeu en étant exigeant et en sachant reconnaître ce qui ne fonctionne pas ou pas assez bien : c’est ainsi que nous pourrons y remédier.  La prise en charge des victimes, notamment, est un vrai sujet et nous pouvons – nous devons – faire mieux par exemple sur le dépôt de plainte ou l’hébergement d’urgence.

A partir du 3 septembre, déclarons un état d’urgence, et mobilisons-nous, toutes et tous, contre les violences !

Partagez cet article !