Maintenant, le dialogue

Ce samedi, un nouvel appel à la mobilisation a été lancé autour du mouvement des “Gilets jaunes”.

Toute colère est légitime et l’exprimer est un droit qui est garanti dans notre pays. Par contre la violence, la destruction des espaces publics et privés ne le sont pas.

Samedi dernier, des personnes ont perdu la vie, des centaines d’autres ont été blessées : des manifestants, des badauds, des membres des forces de l’ordre ou des pompiers.

Cette violence elle n’est pas tolérable. Il faut calmer le jeu et c’est avec cet objectif que le Gouvernement a répondu aux revendications initiales des Gilets jaunes.

Ce n’est qu’un premier pas et va s’ouvrir maintenant une phase de dialogue avec les Français, qui est très importante et qui va déboucher sur des solutions pour régler les problèmes de fond pour lesquels il n’y a pas de mesure miracle.

Alors que certains responsables politiques – minoritaires heureusement – continuent de jeter de l’huile sur le feu, ne laissons pas gagner ceux qui ne veulent que le chaos et le feu pour faire vivre leur boutique politique.

Si chacun doit pouvoir s’exprimer, chacun doit pouvoir se sentir en sécurité aussi.

J’appelle donc chacun à la responsabilité. Je veux dire aujourd’hui aux Français touchés par la souffrance qui traverse notre pays que le temps est maintenant au dialogue, à la concertation.

Je veux par ailleurs dire à nos lycéens, à nos jeunes, à nos habitants des quartiers que certains seraient aujourd’hui trop contents de pouvoir une fois de plus relier d’éventuels dérapages à la jeunesse et à la banlieue. Certains ont déjà commencé à s’exprimer en ce sens. Je sais comme vous que la jeunesse et la banlieue, elles ne veulent qu’une chose : des perspectives et des solutions.

Construisons-les ensemble.

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