Violences envers les filles à l’école : STOP !

J’ai interrogé le ministre de l’Education nationale sur les mesures prises pour renforcer l’accompagnement des victimes de violences sexistes et sexuelles à l’école, et en finir avec des comportements qui touchent de nombreux établissements scolaires.

L’égalité entre les femmes et les hommes, cela se joue partout et toute l’année. Cette semaine, j’ai été sensible au courage et à l’engagement de deux jeunes Val-d’Oisiennes qui posent en une de l’Express, pour dire STOP au harcèlement et aux violences envers les filles à l’école.

Elles ont mon plein soutien et j’ai voulu, à l’occasion de la venue du ministre de l’Education nationale à l’Assemblée, lui rappeler à quel point il faut les soutenir dans ce combat essentiel. 

Vous pouvez trouver ci-dessous le texte de ma question, et la réponse du ministre en vidéo.

Monsieur le ministre,

 

L’égalité entre les femmes et les hommes, c’est un combat qui engage le gouvernement et la représentation nationale toute entière, et c’est un combat qui doit se mener dès l’école car la mère des batailles, c’est celle des générations à venir.

 

Cela passe, nous l’évoquons largement aujourd’hui, par la promotion d’une vraie culture de l’égalité : c’est-à-dire arrêter de penser que certains métiers, certaines formations, ne sont pas accessibles aux femmes. C’est essentiel, en particulier dans les domaines et filières du scientifique ou du numérique, où les femmes subissent aujourd’hui une forme de double peine.

 

Y accéder relève déjà du parcours du combattant. Briser le plafond de verre n’est pas facile pour celles qui se rêvent ingénieur, data scientist, ou chercheuses. Mais de nombreux témoignages nous éclairent aussi sur les violences qu’elles subissent au sein de ces filières : sexisme ou harcèlement peuvent être monnaie courante dans certains établissements renommés, ainsi que l’ont relayé certains articles de presse.

 

Cet enjeu, il n’est pas propre à ces filières et à ces établissements mais il existe aussi dès l’école où de nombreuses jeunes filles sont aussi victimes de violences sexistes et sexuelles.

 

Les intimidations, le harcèlement (en ligne ou non), les stéréotypes de genre ou le sexisme sont autant de facettes de ce mal silencieux mais réel qui touche de nombreux établissements scolaires.

 

Certaines voix ont commencé à s’élever, notamment dans mon département, le Val d’Oise, où à l’initiative de 2 lycéennes, près de 300 personnes ont crié leur indignation et dit « stop » aux injures, aux provocations, aux dénigrements.

 

Ces 2 jeunes femmes, elles font la une d’un grand hebdomadaire national cette semaine et je veux saluer leur courage et leur détermination. Mais elles ne pourront pas gagner cette bataille toutes seules.

 

Il est temps de les écouter vraiment pour dire STOP tous ensemble, de nous donner de vrais moyens pour en finir.

 

Plusieurs annonces me semblent encourageantes, comme la définition du « cyberharcèlement en meute », prévu dans le projet de loi de Mme Schiappa et Mme Belloubet, le dialogue en cours avec des hébergeurs internet pour limiter l’accès des enfants aux sites pornographiques, ou encore la mise en place – dans chaque établissement scolaire – d’un référent Egalité.

 

Monsieur le ministre, je sais aussi votre engagement personnel sur cette question et la mise en place de référents Egalité dans chaque établissement scolaire est un signal important qui est envoyé.

 

Pourriez-vous nous en dire plus sur le rôle concret de ces référents, leur planning de déploiement, et nous préciser les autres pistes sur lesquels vous travaillez pour mieux accompagner les victimes et enrayer ces violences.

 

Je vous remercie.

La réponse du ministre en video

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